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Des drones pollinisateurs à la rescousse

PHOTO 1 - Drone pollinisateur dessin

Un drone qui peut polliniser les fleurs pourrait un jour travailler côte-à-côte avec les abeilles afin d’augmenter le rendement des cultures. Près des trois-quarts des espèces cultivées à travers le monde, de la pomme aux amandes, dépendent des abeilles et autres insectes pour polliniser leurs fleurs. Le déclin de plusieurs espèces d’insectes devient un problème important pour les producteurs de fruits et légumes.

La pollinisation est essentielle à la reproduction des plantes florifères. La partie mâle de la fleur, l’étamine, produit le pollen qui fertilise la partie femelle, le pistil, pour ainsi produire des semences (fruits, noix, graines, etc.). Chez les plantes autofécondées, l’étamine de la fleur lâche son pollen directement sur le pistil.

Les plantes à pollinisation croisée exigent un transfert de pollen d’une plante à l’autre.

Figure 1 - AUTO-POLLINISATIONFigure 2 -POLLINISATION CROISÉE

Les abeilles et autres insectes deviennent donc les transporteurs de pollens qui s’attachent à leur corps lorsqu’ils se nourrissent sur les fleurs. Le transfert se fait lorsqu’ils visitent d’autres fleurs. Ce mode de fécondation, versus l’autofécondation, possède l’avantage d’augmenter la diversité génétique et d’améliorer la production et la qualité des cultures.

 

DRONE BUTINEUR

Eijiro Miyako et ses collègues, de l’Institut nationale pour l’avancement des sciences et technologies avancés du Japon, ont utilisé le principe de pollinisation croisée des abeilles pour fabriquer un drone qui peut transporter le pollen d’une fleur à l’autre.

PHOTO 2 - Drone à l'envers

 

Le drone, contrôlé manuellement, ne mesure que quatre centimètres et ne pèse que 15 grammes, soit l’équivalent d’une cuillère à soupe de sucre. Sa base est recouverte de poils de crinière de cheval enduits d’un gel collant spécial. Lorsque le drone vient en contact avec une fleur, les grains de pollen collent légèrement au gel et se libèrent sur la prochaine fleur visitée.

Les premières expériences ont démontré que le drone pouvait polliniser des lys japonais (Lilium japonicum). De plus, les poils doux et flexible de crinière n’ont pas endommagé les étamines ou les pistils lorsque le drone a atterri sur les fleurs.

 

VOL LIBRE

Miyako a indiqué que l’équipe travaille au développement de drones autonomes qui pourraient aider les producteurs à la pollinisation de leurs cultures. Pour que les drones puissent trouver leur chemin à travers les fleurs et atterrir sur celle-ci adéquatement, ils devront compter sur des GPS, des caméras haute-résolution et de l’intelligence artificielle. Cette technologie prendra encore du temps avant d’être efficace et autonome. Il espère que ses recherches vont aider à contrer le problème de diminution des populations d’abeilles, mais juge important que les drones travaillent de concert avec les abeilles.

PHOTO 3 -Abeille avec pollen

New Scientist – Alice Klein.

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